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 Dur, dur d’être coach à Anderlecht

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Fredo81
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MessageSujet: Dur, dur d’être coach à Anderlecht   Jeu 13 Fév - 6:34

Dur, dur d’être coach à Anderlecht

John van den Brom vit la même chose que ses prédécesseurs : il essuie un tas de critiques et son corps prend un coup de vieux.
Elio Di Rupo, a-t-il le job le plus difficile en Belgique ? John van den Brom ne sera pas d’accord. Être coach à Anderlecht, c’est bien plus compliqué.


Au Sporting, on ne fait jamais assez bien. Il faut gagner. Il faut être premier. Il faut jouer un football offensif et attrayant. Il faut soigner sa com auprès des médias. Il faut éviter de se mettre ses réservistes à dos. Il faut donner la chance aux jeunes. Il faut soigner les supporters. Il faut éviter de se rendre impopulaire auprès d’une des communautés linguistiques du pays…

Quand John van den Brom a signé son contrat de trois ans à Anderlecht, il se croyait pourtant au paradis. Club de tradition, belles installations, belle petite équipe, salaire plus qu’intéressant… Un an et demi plus tard, il est confronté au revers de la médaille. Des tas de critiques, des mauvais résultats, des joueurs et supporters mécontents : il ne s’attendait sans doute pas à cela.

John Van den Brom s’amuserait-il encore à Anderlecht ? "Vous m’avez déjà viré cent fois", lâchait-il aux médias à son point de presse après le match à Courtrai.

Ses réponses deviennent parfois un peu plus virulentes, ses blagues moins nombreuses. Bref : il sent la tension. L’incident avec Hein Van Haezebrouck au point de presse de samedi en était la meilleure illustration.

Autre élément qui est typique pour un entraîneur d’Anderlecht : le corps prend un coup de vieux. John Van den Brom, par exemple, a le visage plus tiré que lors de sa présentation officielle, le 30 mai 2012. Ses prédécesseurs avaient tous eu la même blague. Être entraîneur d’Anderlecht, ce n’est pas seulement mauvais pour la santé, c’est aussi un métier ingrat.

Ces vingt dernières années, aucun entraîneur d’Anderlecht - sauf Jean Dockx - n’a quitté sa fonction via la grande porte. Il ne suffit pas de gagner des prix pour recevoir une statue au Parc Astrid. Dur, dur d’être entraîneur au Sporting.

Johan Boskamp (de juillet 1992 à mai 1997)

Boskamp a marqué l’histoire d’Anderlecht, en remportant trois titres consécutifs sur trois, dont un doublé, en 1994, avec une équipe de rêve. Il a commis l’erreur d’avoir accepté de revenir à Anderlecht en 1995, après le limogeage de Neumann et le dépannage de Raymond Goethals. Anderlecht avait vendu ses meilleurs joueurs et était en crise suite à l’affaire Nottingham. Le résultat : une 2e place en 1996 et une 4e place en 1997. L’aventure mauve de Boskamp s’est terminée par un échec.

René Vandereycken (de juillet 1997 à décembre 1997)

Très bon en tant que coach du RWDM, René Vandereycken a complètement échoué à Anderlecht. Il disposait d’une équipe très moyenne, et sa tactique ne correspondait pas à celle de la maison. À un certain moment, Vandereycken tentait même de jouer avec un libero. Il s’est mis quelques joueurs à dos (Urban, Debbah) et a enchaîné les défaites. Après un 17 sur 39, il s’est fait limoger. La rupture de son contrat créait même de nouvelles tensions : Vandereycken attaquait le Sporting devant le Tribunal.

Arie Haan (de décembre 1997 à septembre 1998)

Ayant remporté deux titres dans la période de gloire d’Anderlecht (en 1986 et 1987), en 1997, Arie Haan était moins motivé et se mettait d’emblée tout le monde à dos. Il avait notamment déclaré que ses joueurs ne connaissaient pas l’ABC du foot. Il qualifiait Anderlecht de justesse pour l’ Europe via une 4e place en 1998, mais après un 5 sur 18 (dont la défaite historique 6-0 à Westerlo) en 1998-1999, il se faisait virer. Lui aussi attaquait le RSCA en justice pour obtenir une plus grosse prime de départ.

Jean Dock (de septembre 1998 à mai 1999)

En 1998-1999, assisté par Franky Vercauteren, Jean Dockx a réalisé une saison incroyable. Alors qu’Anderlecht était 15e dirigé par Haan, Dockx propulsait le RSCA vers la 3e place, notamment grâce à des victoires spectaculaires au Standard (0-6) et à Genk (2-5). Dockx est le seul à avoir arrêté en tant que T1 au sommet de son art. Il était nommé chef de la cellule de scouting, même si Roger Vanden Stock aurait préféré le garder comme T1. En janvier 2002, Dockx succomba des suites d’une crise cardiaque.

Aimé Anthuenis (de juillet 1999 à mai 2002)

Ayant à sa disposition une équipe de rêve (Koller, Radzinski, Baseggio, Stoica, Goor…), Aimé Anthuenis a écrit une des plus belles pages de l’histoire du club, en qualifiant Anderlecht pour le second tour de la Ligue des Champions et en remportant deux titres. Mais sa troisième et dernière saison était celle de trop. Les joueurs organisaient même une pétition anti-Anthuenis dans le vestiaire. Aimé n’a pas été limogé, mais après une 3e place, quittait le club avec un goût amer, avant de devenir coach des Diables.

Hugo Broos (de mai 2002 à février 2005)

Hugo Broos, qui avait fait ses preuves au Club Bruges et à Mouscron, a également connu une troisième saison catastrophique. Vice-champion en 2003, il remportait le titre en 2004, ce qui lui valait le titre d’ Entraîneur de l’Année. Mais en 2004-2005, Anderlecht ne tournait plus du tout. En Ligue des Champions, les Mauves étaient la risée d’Europe, avec un 0 sur 18. En février 2005, il se faisait virer. Très sympa et souriant lors de sa désignation en 2002, il était devenu un homme totalement aigri.

Franky Vercauteren (de février 2005 à novembre 2007)

Avec ses deux titres, Franky Vercauteren aurait aussi mérité une place dans la galerie des plus grands entraîneurs d’Anderlecht. Mais au fil du temps, il était de plus en plus contesté. Il a même été jusqu’à présenter sa démission à Roger Vanden Stock, qui l’avait refusée. Après une défaite contre le Beerschot, il était quand même mis à la porte. Même le Petit Prince du Parc quittait le club en mauvais termes. Il a même fallu des mois aux avocats pour trouver un accord concernant la prime de départ.

Ariël Jacobs (de novembre 2007 à mai 2012)

Des plus bavards lors de ses premières conférences de presse, Ariël Jacobs est devenu de plus en plus cynique au fil de saisons. Il a pourtant remporté deux titres et une Coupe, tout en réalisant un 18 sur 18 en Europa League. Mais les critiques étaient devenues de plus en plus acerbes, et Jacobs ne voulait plus prolonger son contrat. Il est parti à Copenhague. Malgré un titre lors de sa dernière saison, il n’a pas quitté le Parc Astrid en héros. Lui aussi a fortement vieilli en 4,5 ans passés au Sporting.

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MessageSujet: Re: Dur, dur d’être coach à Anderlecht   Jeu 13 Fév - 15:35

ils le savent avant de signer, nous aussi au boulot on a de la pression et pour un salaire de misère !
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