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 Oulare, l'ours du Jan Breydel

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Fredo81
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MessageSujet: Oulare, l'ours du Jan Breydel   Mar 23 Sep - 6:28

Oulare, l'ours du Jan Breydel

Obbi Oulare a crevé l’écran avec son premier but sous les couleurs de Bruges.

Avec ses 196 centimètres et ses 96 kilogrammes à seulement 18 ans, on ne peut passer à côté d’Obbi Oulare. Le fils de Souleymane Oulare, ancien buteur champion de Belgique, a fait parler sa grande carcasse en inscrivant le premier but de sa jeune carrière pro d’un coup de boule .

Ses équipiers n’étaient pas surpris de son développement malgré son manque de fraîcheur physique en fin de partie. Michel Preud’homme disait d’ailleurs de lui qu’il n’était pas encore prêt à jouer plus d’une mi-temps. Il a tenu dix minutes de plus mais avec des crampes. "Je connaissais ses qualités, mais je savais que je le lançais quelque peu dans la fosse au lion ", résumait MPH . "Il a montré de belles choses et les places en attaque seront désormais chères, même si je ne peux pas me permettre de changer un joueur à la 55e minute lors de chaque rencontre."

Le joueur, lui, ne s’attendait pas à ce que tout aille aussi rapidement. D’inconnu à héros en passant par la case super sub , le chemin parcouru en une grosse semaine est assez incroyable. "Je ne réalise pas tout à fait et ça prendra du temps ", a-t-il lâché après son match.

À première vue, le jeune homme est d’un naturel assez détendu. "J’étais quand même stressé en début de rencontre, mais au coup de sifflet l’adrénaline a pris le dessus."

Deux choses ont frappé les observateurs qui ne connaissaient pas ou peu le gaillard. Sa stature en est la première. Dans le vestiaire, ils le qualifient d’ailleurs d’ ours . Car si son père était déjà costaud, ce n’est rien à côté du gamin. "Physiquement, il est très fort" , analysait Michel Preud’homme.

Des propos confirmés par Timmy Simons qui le qualifie "d’ours mais qui possède de belles qualités footballistiques".

Jean Kindermans, directeur de la formation anderlechtoise, qui l’a vu passer un an au RSCA ne se souvient pas très bien de son jeu mais bien de sa taille. "À onze ans, il était déjà plus grand que tout le monde. On pensait qu’il était juste mature plus tôt que les autres mais non, il est toujours le plus grand."

L’autre partie de son jeu ayant marqué les esprits est son travail devant le but et sa tendance à aller de l’avant. "C’est vraiment facile d’avoir un attaquant aussi grand devant nous ", expliquait Thomas Meunier.

"C’est vraiment un attaquant costaud qui sait garder la balle, faire usage de son corps et qui possède un bon jeu de tête" , résumait Nikola Storm, ajoutant un énième compliment lié à la prestation de son équipier.

Après avoir franchi les différents paliers à pas de géant, on peut se demander où s’arrêtera Obbi Oulare...

Discret au RSCA, turbulent au Standard

Si Obbi Oulare a passé la plus grande partie de sa formation à Lille (sept années), il est également passé par les centres de formation des trois plus grands clubs du pays.

Anderlecht fut sa première escale en 2005-2006. Jean Kindermans débarque alors au poste de directeur de la formation mais n’a guère de souvenir du jeune homme. “Il était en U11 à l’époque et au bout d’un an, il est parti à Lille. Il ne m’a pas laissé un grand souvenir et je n’ai jamais rien remarqué dans son comportement.”

Après avoir passé sept années à Luchin, il passe dans les rangs du Standard. Son aventure liégeoise se passe mal. Selon nos sources, son comportement déplaît aux membres de l’encadrement et il est poussé vers la sortie après six mois seulement.

Le Club Bruges recrute dès lors le jeune homme et le lance un peu plus tard en équipe première. Entre-temps, il se murmure qu’il a encore fait parler de lui pour son comportement.

“Mon pote Divock Origi”

Passé par Lille, fils d’un ancien buteur de Pro League, Obbi Oulare a tout pour être comparé à Divock Origi. “C’est assez plaisant d’être comparé à Divock mais chacun sa personnalité et chacun son jeu ”, commente le Brugeois. “ Lui, c’est lui et moi, je suis moi, c’est tout. Origi est un de mes potes. Nous nous sommes affrontés chez les jeunes quand il évoluait à Genk et moi à Anderlecht.”

Souleymane Oulare, le père d’Obbi, était fier de son fils

Papa Oulare était en tribune et était déjà heureux d’avoir vu son fils à l’œuvre face à Genk le 14 septembre dernier. “Je suis très content” , avait-il déclaré. “C’était son premier match en première division, contre mon ancien club ! J’étais un peu partagé, mais il a bien commencé. Il a joué trente minutes, je suis heureux. Il est encore jeune et doit travailler dur. Son entraîneur est bien et travaille avec les jeunes. Il va s’améliorer à l’avenir.”

Alors, quand il a vu le gamin imiter le paternel en scorant un beau but de la tête, Souleymane Oulare n’a pu qu’être ému. “Je ne cacherai pas qu’il y a eu des larmes”, explique Souleymane Oularé. “C’est inexplicable, je n’ai pas trop saisi. J’ai beaucoup marqué durant ma carrière et je sais qu’Obbi en faisait de même dans les classes de jeunes. Franchement, il m’a épaté contre Courtrai. Il a très bien commencé son match.”

Le père a senti un changement dans le comportement de son gamin depuis son intégration dans le noyau pro. “Il a le sourire tous les jours. Ça se passe super bien pour lui depuis quelque temps.”

De son côté, le fiston attachait beaucoup d’importance au regard de son père. “J’espère qu’il est fier de moi. Après mon but, j’ai vu ma mère tout sourire dans les tribunes.”

Qui est le plus fort : le papa ou le fiston ?

Plusieurs Diables ou joueurs de D1 belge sont des fils de … Mais dans la famille, qui a le mieux réussi ?

La plupart des fils d’anciennes gloires du football évoluant dans notre championnat sont en train de dépasser leur géniteur. Comparaison des deux générations au même âge.

Romelu et Roger Lukaku

Si Romelu Lukaku a déjà connu Anderlecht, Chelsea, West Bromwich et Everton à seulement 21 ans, son père n’était pas de la même trempe au même moment. Roger Lukaku était encore au Congo à ce moment-là. Jordan Lukaku, son fils cadet, l’a également dépassé.

Julien et Jean-François de Sart

En 1980, Jean-François de Sart fête ses 19 ans au sein des équipes de jeunes du FC Liège, club dans lequel il fait ses débuts pros. Au même âge, Julien, le fiston, est déjà l’un des membres de l’équipe fanion du Standard. Certes, le fils est plus précoce que le père, mais sa carrière n’est pas encore au niveau de celle de son paternel. Ayant joué de nombreuses années à Liège et étant passé par Anderlecht, Jean-François possède un gros C. V. que son fils pourrait dépasser au fil des saisons.

Divock et Mike Origi

Shabana Kisii, tel était le club de Mike Origi à 19 ans, l’âge actuel de son fils Divock. Le Kenyan évoluait encore au pays avant de fêter son 20e anniversaire. Divock, lui, a eu la chance de connaître les centres de formation de Genk et de Lille avant d’être rapidement lancé dans le grand bain de la Ligue 1. L’an prochain, il aura 20 ans et devrait tâter les pelouses de Premier League avec Liverpool. Au même âge, Mike jouait toujours à Shabana Kisii.

Tom et Ronny Rosenthal

Tous deux sont des talents précoces mais, dans ce cas précis, c’est le père qui fut le plus rapide. À 17 ans, Tom Rosenthal figure dans le noyau de Zulte Waregem sans pourtant jouer. Son père, lui, était déjà en équipe A au Maccabi Haïfa depuis ses 16 ans. S’ensuivirent le Standard, Bruges, Liverpool ou encore Tottenham.

Kevin et Erwin Vandenbergh

On pensait Kevin Vandenbergh capable de faire une grande carrière après avoir empilé les buts à Genk mais depuis qu’il a quitté le Limbourg, plus rien ne va. À 31 ans, il croupit sur le banc de Westerlo alors qu’au même âge, son père arrivait à La Gantoise après avoir joué à Lille, à Anderlecht et au Lierse. Et surtout, avec les Diables Rouges.

Deni et Cvijan Milosevic

À 19 ans, Cvijan, le père, était en équipe fanion à Sloboda Tuzla, en Bosnie. Le fils, lui, a déjà montré le bout de son nez avec le Standard sans pour autant être un membre du noyau A chaque semaine.

Wanderson et Wamberto

À 19 ans, Wamberto était, comme son fils, en D1, à Seraing. Ce n’est que quelques années plus tard qu’il a explosé au Standard et à l’Ajax Amsterdam. Son fils, lui, fait doucement son trou du côté du Lierse.

Diable rouge sporadique en U19

En sélection nationale, Obbi Oulare est loin d’être un incontournable. C’est en U19 qu’il a effectué ses dernières piges. La Belgique avait alors été sèchement battue par l’Allemagne (5-2). Oularé était monté à l’heure de jeu et avait inscrit un but dans les derniers instants.

Pour le reste, ses apparitions sont plutôt sporadiques. Il est loin de cartonner dans l’effectif de Geert Verheyen et n’est jamais titulaire ou presque. “Il n’est pas de ceux qui arpentent les classes d’âges de l’équipe nationale à chaque catégorie” , lâche Jean Kindermans.

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MessageSujet: Re: Oulare, l'ours du Jan Breydel   Mar 23 Sep - 18:32

lui sa va être la decouverte du championnat

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